Lucas Zambon aime quand les spectateurs font un peu de gymnastique d’esprit en regardant ses œuvres. D’ailleurs, on ne regarde pas le travail de Lucas, on le pratique, on y joue, on participe. Il y a toujours dans ses installations la volonté d’embarquer son public dans une chasse au trésor ! Et pour cela, il imagine, il construit, il déjoue ; il ose accrocher un portrait de statue à lunettes dans un ficus, faire clignoter un poisson néon suspendu, poser une seule image sur un grand mur coloré et en multiplier d’autres pour oublier le blanc immaculé. On écoute, on touche, on se promène, on croit voir, on se perd, on réfléchit et on s’empare de ce que l’artiste raconte dans un flou revendiqué. Nous avons tous une manière d’interpréter l’idée de la réalité.
Enfant, Lucas Zambon a grandi dans une famille conteuse d’histoires, il a entendu pléthore de récits imaginés et a su très tôt qu’il lui était autorisé de voyager vers ces contrées fantastiques ! Diplômé des Beaux-Arts, il a choisi de questionner ce rapport au monde, à la nature et ses ambiguïtés. Dans son atelier, on trouve des caisses à outils, des machines pour travailler le bois, des collections d’images amassées au fil de ses vagabondages, des tas de peintures moches à la découverte de nouveaux horizons, des bouts de papier, des châssis en construction et du bois par dizaines, formes et essences variées. Dans son laboratoire d’atelier, Lucas Zambon mène ses expérimentations. Il y a toujours à faire quand on est un fabuliste et un inventeur !
Avec Allow, Lucas sent qu’il a, là encore, une belle histoire à écrire et à partager. Ensemble, ils ont ce désir de raconter et valoriser les démarches artistiques, de rendre accessible l’univers des artistes. Il était une fois, Lucas Zambon, un poète passionné d’images, illusionniste plastique et créateur de perceptions. Un artiste, un vrai !
Charlotte Boutte @Humanoscope